Publié par Palilia

l'Isarce, c'est le triangle où vous voyez la neige

l'Isarce, c'est le triangle où vous voyez la neige

 

Bonsoir à tous : tout le monde a des genoux, sauf accident de vie bien sûr ; Claude GIRAUD aussi : il  les a bien fait marcher, mais j’ai découvert hier combien il pouvait être douloureux de les malmener en montagne alors qu’on passe sa vie dans les bureaux ou dans un fauteuil devant la télé.

 

Les genoux ne font pas mal lorsque l’on marche tout bêtement même pour une longue promenade mais hier, après des jours de canicule, j’ai voulu aller à l’Isarce, au refuge situé à 1290 m en partant du Cot de Bellocq (400 m).

 

Il bruinait, il y avait de la brume, dans les parties boisées la bruine se transformait en goutelettes qui vous trempaient de la tête aux pieds, chaussée de mes pataugaz à montagne, je me suis dit que si j’avais pu le faire 45 ans avant, il fallait que je le fasse avant d’être trop vieille pour aligner deux pas.

 

J’ai eu du mal, surtout dans la descente et vraiment c’était très dur : les cailloux, les rochers, l’herbe mouillée et ses trous, la terre transformée en boue par les sabots des vaches, on glisse, on tombe, on se pète les genoux qui vous flanquent une douleur déchirante comme si on tirait sur les deux bouts des crackers de Noël : le soir, je n’arrivais plus à marcher, j’avais l’impression d’être un pantin désarticulé et un mal de chien surtout.

 

Mais je l’ai refaite l’Isarce et j’en suis très fière même si je sais que je ne retenterai jamais l’aventure. A la « cabane » comme on l’appelait, je n’ai plus trouvé l’abreuvoir d’eau bien froide où l’on ne buvait pas mais où l’on mettait nos bouteilles à rafraîchir. Dedans, une table neuve, peu de changements, un grand lit -on y avait dormi dans le temps- mais c’est un peu crade, il faut prévoir une housse à mettre par-dessus le grand plastique tout poussiéreux.

 

Et surtout des gens qui gravent des coeurs ou leur prénom pour qu’on voie qu’ils y sont arrivés. Le pire c’est quand même le nombre de produits alimentaires périmés ou entamés qui doivent saturer de moisissures : bouteilles de vin ouvertes, de soda aussi, pots de pâté en verre entamés, ventrèche dans un filet sur lequel il y avait des crottes de souris… seules deux boîtes de conserve non périmées pouvaient sauver le voyageur égaré. L’intention de base était bonne mais si on ne fait pas un peu le ménage cela peut se révéler néfaste. Et le foyer…. Tous ces souvenirs qui reviennent : le sol était propre : une cabane ça rassure par mauvais temps et je suis contente de l’avoir revue.

 

Puis la descente infernale… honnêtement, j’en ai « chié » comme on dit. Mais ce qui est fait n’est plus à faire.

 

Voilà, c’était un dimanche peu ordinaire de votre vieille servante qui a encore bien du mal à marcher droit aujourd’hui.

 

les Liots (à prononcer liautss)

les Liots (à prononcer liautss)

la cabane de l'Isarce

la cabane de l'Isarce

Ah, mes pauvres genoux !
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Commenter cet article

sylvie 31/08/2016 18:47

Ah oui vraiment bravo !

Nade 31/08/2016 11:11

Bravo Palilia, quel courage !

palilia 31/08/2016 11:55

Merci Nade. J'ai vraiment eu du mal dans la descente et mes jambes portent les reliques des aoutats qui se sont fait une joie de me piquer. Bon sang ! Ça va mieux aujourd'hui

Pilou 29/08/2016 20:05

Tu as eu bien de la chance!!!!!

palilia 30/08/2016 01:51

Il est 1h50 du matin et je viens de retrouver l'arnica... J'ai trop mal aux jambes