Publié par Palilia

Comme une fleur des champs

 

Bonsoir à tous : j’ai décidé de prendre définitivement la poudre d’escampette des obligations que je m’impose depuis tant d’années en ne parlant que d’un seul sujet, le sujet étant pour le blog Claude GIRAUD le comédien qui se suffit à lui-même car il est dans le titre et dans quelques-uns des titres qui lui sont consacrés.

 

Voyons voir un peu ce qui se passe à côté : on me dit souvent « bonjour Nicole, comment ça va ? » et si les gens sont gentils je réponds « comme une fleur des champs par un beau jour d’été » ce qui me donne droit à des « oh » et des « ah » étonnés et sirupeux…

 

A la cantine, c’est en règle générale par cette phrase que je suis accueillie et je vous jure que c’est vrai « bonjour son Altesse, que désire son Altesse ? » car je suis passée de « Mme la Baronne » à « Son Altesse » ce qui pour l’humble paysanne fonctionnaire que je suis me touche beaucoup car je n’ai rien demandé. Je commande donc à mes humbles servantes « un peu des deux » en règle générale un peu de haricots verts avec quelques nouilles bien cramées sur le côté et un filet de poisson qui surnage dans son jus (le poisson est hyper bon à la cantine et j’adore y manger).

 

Aujourd’hui ma cantine fut gastronomique car un de mes aimables cousins germains (et j’en ai une trentaine que je ne vois jamais) m’invita chez lui pour le déjeuner car il vit non loin de mon travail. S’il lit ceci qu’il trouve ici mon immense reconnaissance pour son accueil et pour son repas car c’est un fin cuisinier.

 

Comme nous sommes en automne, je vous annonce solennellement bien que vous n’en ayez sûrement rien à faire ma nouvelle devise pour quand on me dira « comment ça va Nicole ? ». Je répondrai alors « comme une fleur des champs quand arrive l’automne, je flétris... » ce qui est un peu vrai.

 

Et ragaillardie par la chaleur du feu de bois à la maison après une journée de bureau où l’on s’est caillés comme pas possible (4° dehors ce matin quand même), tassée dans mon fauteuil, la télé allumée comme elle l’est toujours à la maison pour tenir compagnie, même sans le son, je réfléchirai à mon nouveau titre d’article. Cette fois il faudra que ce soit du Claude GIRAUD pur jus et je rêvasserai bêtement en me disant que si jamais il me rappelle un jour et qu’il me dit « comment allez-vous Nicole ? » je lui répondrai sans hésiter (du moins c’est ce que font tous les peureux quand ils imaginent qu’ils feront quelque chose) COMME UNE FLEUR DES CHAMPS EN AUTOMNE, JE FLETRIS…..

 

Et là soit il rira, soit il passera à autre chose mais pourvu qu’il ne dise pas « pardon ? Je n’ai pas bien entendu ». Car une blague ça passe une fois mais après, ça fait réchauffé.

 

 

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Fanfanette 12/10/2016 13:46

Et j'adore cette chanson de Joe Dassin.

Fanfanette 12/10/2016 13:18

Moi quand on me demande comment ça va ! Je reponds : comme une petite vieille. Et ca fait bien rire aussi. Mais la formule fleur des champs est originale. Ca doit bien plaire

Pilou 12/10/2016 09:01

Toi au noins tu as la chance d'avoir une cheminée!!! Mais j' aime beaucoup la formule de la fleur des champs en automne. Je la ressortirai celle-là!!!!

Venicol-Velofan 11/10/2016 22:10

Tu m'as l'air bien désabusée aujourd'hui... J'imagine très bien la tête des gens quand ils t'entendraient dire que tu vas comme une fleur des champs. Mais ne sois po as triste, allume la télé, réchauffe-toi auprès de ta cheminée et rappelle-toi que tu nous divertis et que nous aimons te lire. Et nous, demain, au bureau, nous aurons le chauffage. Cela ne tardera peut-être pas pour toi.

Palilia 12/10/2016 06:47

mais je ne suis pas du tout désabusée, ça m'amuse toujours de répondre cette phrase. Par contre, pour le chauffage, j'ai prévu : un tee-shirt à manches longues, une polaire et une bonne écharpe. Comme on doit rester assis tout le temps on a froid sinon ce serait supportable