Publié par Palilia

Chers lecteurs, profitez-en parce que ça ne va pas durer.. il me reste quelques épisodes sauvés des eaux.

un bon morceau de pain est souvent bien meilleur qu'une galette (Claude GIRAUD ici dans les Fiancées de l'Empire)

un bon morceau de pain est souvent bien meilleur qu'une galette (Claude GIRAUD ici dans les Fiancées de l'Empire)

Une fois passées les fêtes de début d’année, nos amis surdilandes n’en finissent pas de continuer leurs agapes et la galette des rois briochée avec les fruits confits que l’on mange ici a été remplacée par une galette parisienne « pour changer un peu ».

 

Début mars… à table chez Philomène leur vieille amie.

 

Amédée adore la galette il en a même mangé deux morceaux. Gontran a pris une suée, a bu un peu de vin blanc et tout le monde se demandait ce qu’il avait.

 

Et vous savez ce qu’il avait ? Tè ! Diantre ! Diable d’homme.. il avait trouvé la fève, avait failli l’avaler et la faire passer par « le trou du dimanche » comme on dit chez nous, l’avait crachée dans son grand mouchoir à carreaux violets et blancs en faisant semblant de se moucher…. Car il ne voulait embrasser personne.

 

Ouuhhh, c’était pas son jour à Gontran : déjà qu’il s’était levé du mauvais pied, c’est à dire de celui sur lequel il claudique déjà lourdement, le chien avait renversé sa gamelle alors qu’il venait de la lui remplir de garbure tiède et de croûtons, le chat l’avait griffé et il s’était laissé tomber un morceau de bois sur les orteils.

 

Alors pensez-vous, il était hors de question qu’il aille racheter une galette et qu’il se trouve une Reine.

 

Pour une fois, Amédée se tenait calme, effacé, comme si on nous l’avait changé pendant la nuit. Se penchant sur Philomène qui était déjà prête à lui faire une camomille tellement elle le trouvait bizarre, il lui dit « dis, Philomène, est-ce que tu crois, toi, que Palilia nous laissera encore raconter des conneries quand elle supprimera son blog ? »

 

Philomène : et pourquoi tu voudrais qu’elle arrête ?

 

Amédée : et je sais pas tè ! À force, à force… elle tient tout ce qu’elle dit depuis quelques temps et je me demande si cette fois-ci ça ne sera pas la bonne.

 

Philomène : mais fiche-lui un peu la paix. Tu vois, elle doit vouloir laisser respirer Claude GIRAUD, ils doivent en avoir marre dans sa famille de voir toutes ces sottises tous les jours.

 

Amédée : tu parles, ils s’en foutent sinon ils auraient dit quelque chose : je l’aimais bien moi M. GIRAUD avec ses chevaux et ses films.

 

Philomène : c’est pas comme si tu ne les avais plus : et puis, tu sais y a plein de gens qui lui font des demandes de dédicaces ou qui l’appellent, c’est pénible et ça se calmera peut-être comme ça.

 

Amédée : et comment tu sais tout ça toi ?

 

Philomène : parce que Palilia me l’a dit et elle ne veut plus qu’à cause d’elle, les gens aillent l’embêter à lui. C’est qu’il avance en âge maintenant et elle en fait assez de sottises pour sa part.

 

Amédée : més pét dé périgle ! On l’embête pas nous… elle raconte nos histoires. Mais.. et qu’est ce que tu fais Gontran ? Tu te lèves déjà de table ?

 

Gontran, pressé d’aller jeter la fève dans les fourrés répondit en patois « qué boy picha u cop ! »

 

Amédée : et qu’est ce qu’elle va faire de toutes ses photos et de tous ses films ?

 

Philomène : elle va se les garder tè ! Tu verrais son bureau au travail, elle a fait faire un grand calendrier avec la tête de Claude GIRAUD pour chaque mois dans un film. Il est joli hé ce calendrier, ça a dû lui coûter des sous mais ça m’étonne pas, elle est très dépensière. Après, elle a une grosse clé uhessebé pour tout ranger alors tu penses..

 

Amédée : et qu’est ce que c’est ?

 

Philomène : oh c’est un tout petit engin et tu peux faire rentrer plein de choses dedans, c’est incroyable.

 

Amédée : oh hilh dé caouque, elle pourrait pas nous mettre Désirée dedans ? Comme ça on aurait la paix !

 

Philomène : bè ! Vous vous embêteriez avec Gontran si vous n’aviez personne à critiquer. Tè ! j’entends du bruit, c’est Perrette et Adhémar avec les jumeaux. Ils sont beaux ces petits et ils en sont fiers

 

Amédée : il paraît que la petite ils l’appelleront Victoria.

 

Gontran rentra bruyamment sur ces entrefaites, de bien meilleure humeur qu’auparavant, avec la famille d’Adhémar sur les talons.

 

On finit la galette sans trouver la fève, tout en se promettant d’engueuler le boulanger qui ne l’y avait pas mise (hum hum). Gontran passait d’une fesse sur l’autre, Amédée se grattait la tête et Philomène et Adhémar échangeaient un clin d’oeil. Ils avaient bien compris va.

 

Amédée leva son verre à la santé des gens heureux qui se contentent de ce qu’ils ont et à la future naissance de la petite Victoria qui viendra dans les mois qui suivent ajouter son babil à la population de ce hameau.

AMEDEE et GONTRAN : la fève (9e épisode)
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