Publié par Palilia

Claude GIRAUD dans PHEDRE
Claude GIRAUD dans PHEDRE
Claude GIRAUD dans PHEDRE

Bonsoir à tous : ouf, le pont ! et re-ouf, je viens de recevoir l'avant-scène de Phèdre dans lequel joua tout jeune Claude GIRAUD. J'ai mis du temps pour le trouver, parcourant inlassablement les sites pour voir s'il ressortait.

 

Car les photos que quelqu'un m'envoya jadis (il y a dix ans très exactement, j'avais daté pour une fois) proviennent de là. Si j'avais su avant, j'aurais cherché pendant toutes ces années dans les avant-scène pour pouvoir tout partager plus rapidement avec vous. Où se cache le secret des trouvailles, tout de même..

 

Je ne vais pas raconter l'histoire de Phèdre avec Marie Bell, Claude Giraud, Marie  Marquet, Jacques Dacqmine et les autres, j'en ai parlé plusieurs fois. Mais je vous livre ici les photos de l'avant-scène de 1965 et du DVD que l'on trouve partout si vous souhaitez voir la pièce. Le must, c'est que dans l'avant-scène, il y a la pièce proprement dite. Alors celui-là, je vais le garder précieusement.

 

Les photos en noir et blanc c'est la pièce, le reste c'est la pièce filmée en couleurs.

ça c'était une autre sacrée trouvaille

ça c'était une autre sacrée trouvaille

Claude GIRAUD dans PHEDRE
Claude GIRAUD dans PHEDRE
Claude GIRAUD dans PHEDRE

Commenter cet article

Marie 25/06/2017 12:09

Cela fait plaisir de lire un commentaire de cette qualité, riche et tout en finesse dans l'analyse. Oui, vraiment, Claude Giraud est un grand acteur de théâtre et certainement, comme le laisse entendre notre Palilia, un fort caractère, d'où parfois ces départs que nous ne comprenons pas. C'était courageux ! En attendant, c'est vraiment l'Hyppolyte que nous pouvions imaginer en lisant la pièce…

Palilia 27/06/2017 20:56

j'ai jeté au moins 2000 articles depuis mes débuts sur Allociné. cependant, y avait beaucoup de sottises dans mes propos et j'ai peu de films ou pièces (une cinquantaine). le plus enrichissant ? c'est de trouver de temps en temps un vieux truc que l'on n'avait jamais trouvé avant et plus c'est difficile, plus ça fait plaisir. Mais je ne suis pas une bonne promotrice de la carrière de Claude GIRAUD : je m'arrange pour citer son nom à chaque article et comme il m'est difficile de tout revisionner, je fais maintenant un peu dans l'à peu près. Cependant, je sais qu'il est reconnaissant que je parle de lui et j'ai son accord pour citer son nom. (avant, je le faisais sans le demander ceci dit..). Donc je continue parce que je pense qu'il a besoin aussi, l'âge aidant, que l'on se souvienne de lui. Merci Camille

Camille 27/06/2017 15:14

C'est vraiment très dommage d'avoir supprimé vos articles parce que soit on n'a pas connu cette époque, soit parce qu'on oublie tout dans la "démence" des jours... Ce genre de blog est nécessaire comme repère, comme construction et explication des choses, si vous voulez, alors si vous enlevez des pierres à l'édifice !... Personnellement, je suis contente de vous avoir trouvée après le visionnage de Phèdre, en fait. Et grâce à votre travail, et je pense sincèrement que c'est un vrai travail d'archives, une certaine mélodie se met en place. Je me souviens d'un film qui s'appelait "Travolta et moi", ici c'est un peu "Claude Giraud et moi" ! Ça en dit long sur la richesse, la puissance, la force d'évocation de
cet acteur, voire son énigme.

Palilia 25/06/2017 16:29

dans le temps sur overblog et auparavant sur allociné, sur le côté à droite apparaissaient les derniers commentaires (le nom des gens qui commentaient plutôt) ce qui nous donnait parfois de savoureux échanges entre les lecteurs. Je ne sais pas comment vous êtes allées trouver cet article qui n'est pas dans la première page et c'est dommage parce que je sais que d'autres n'iront pas regarder là. A vrai dire depuis plus de dix ans et demi que je parle des rôles de Claude GIRAUD, je n'ai plus l'envie de tout regarder à nouveau puisque j'avais supprimé tous mes anciens articles alors tant pis, il faudra se contenter de quelques phrases à chaque fois.

Camille 25/06/2017 04:18

Je crois, chère Palilia, que je me suis trompée d'emplacement pour la réponse que je viens de vous envoyer ! Pardonnez-moi ! Mais le commentaire est parti, je ne peux plus rectifier, pouvez-vous faire quelque chose ? ! Comme en faire un coller-copier et le remettre au bonne endroit ? Pardon pour cette erreur, je vais toujours trop vite ! Merci !

Camille 23/06/2017 14:30

Bonjour,
je viens de voir Phèdre, l'admirable film de Pierre Jourdan, avec l'extraordinaire Marie Bell, et Claude Giraud, le seul Hippolyte digne de ce nom. Quelle finesse dans le jeu, il semble fasciné par Phèdre qu'il veut fuir, mais qu'il suit comme malgré lui. De brefs instants presque irrespirables tant le jeu et la voix de Marie Bell envoûtent. Elle forme avec Claude Giraud un couple magnifique. Et il est très beau, très fin de corps et en même temps musclé, élégant, le digne fils de l'Amazone. Jacques Dacqmine est un Thésée que l'âge a vaincu. Quand il s'écrit «... Si je reviens si craint et si peu désiré...» c'est d'une grande tristesse. C'est le meilleur Phèdre que j'ai jamais vu.
C'est un film admirable, je ne crains pas de me répéter ! dans une pièce admirable.
J'aimerais savoir, enfin, s'il existe une captation des Bacchantes dans la mise en scène de Michael Cacoyannis pour la Comédie-Française. Et aussi Les Caprices de Marianne de Jean-Laurent Cochet.
Je suis heureuse de ce blog magnifique qui est une vraie mine pour les passionnées de théâtre. J'avais déjà vu Claude Giraud dans la Trilogie de Goldoni mise en scène par Giorgio Strehler. Quelle riche carrière théâtrale que la sienne ! Autant le jeu d'un Francis Huster est un peu vieilli, autant celui de CG reste sobre, convaincant, avec des pouvoirs personnels toujours agissant . Je n'ai qu'un seul regret qui restera sans réponse : pourquoi a-t-il quitté la Comédie-Française, 2 fois, finalement ? Pour moi, c'est avant tout un comédien de théâtre, ne serait-ce que par la voix qui procure un profond plaisir, ce ton pénétrant, émouvant, enlevant et spontané à la fois.
Merci pour ce blog !

Palilia 23/06/2017 16:43

Merci à vous Camille pour ce beau commentaire. A ma connaissance il n'existe pas de version filmée des bacchantes sinon j'aurais pris plaisir à en parler. Sur le site de l' ina il y a pas mal de pièces anciennes maintenant. Quant à la comédie française la première fois qu'il l'a quittée c'était pour tourner un roi sans divertissement et la seconde je crois parce qu'il n'avait pas les rôles espérés. En tous les cas c'est un homme hyper gentil mais qui sait ce qu'il veut... Ou pas du coup

Marie 28/05/2017 10:43

Coucou Palilia. Comme d'habitude, j'arrive en décalé puisque je n'arrive pas à faire reconnaître mon adresse mail. Ce n'est pas grave… Merci pour ces perles… Alors, là, je comprends Phèdre ! La perfection juvénile…Il y avait aussi Danielle Volle dans cette pièce (merci à ta photo). Pour l'anecdote, elle habitait les environs de Rambouillet et nous avions le même pédiatre. Le texte de Phèdre est effectivement très beau.

Camille 27/06/2017 15:25

Merci !
Bien sûr, sans l'importuner puisqu'il a choisi, en oubliant beaucoup, de partir loin, très loin, et de se consacrer à d'autres activités... je pense que c'est un homme extrêmement délicat, et que le succès, fut-il la gloire, ne l'intéressait qu'à moitié... Je garde mes regrets de ne le voir jamais dans Othello ou le roi Claudius, l'oncle d'Hamlet et l'assassin de son père... on peut encore rêver, de ces rêves simples et naïfs...

Palilia 25/06/2017 16:30

Je le ferai mais pas avant trois ou quatre mois pour ne pas trop l'importuner... mais j'y penserai

Camille 25/06/2017 11:28

Merci en tout cas pour vos réponses, pour l'indication du site de l'INA et les réféçences pour Le loup blanc que je n'ai pas encore vu. J'ai parcouru votre blog, j'y ai trouvé des photos très belles, très rares comme celles des Bacchantes ou des Caprices de Marianne, et je suis bien désolée qu'il n'en existe plus grand chose, d'autres photos émouvantes, des anecdotes qui prouvent que Claude Giraud a toute sa place dans la mémoire populaire et collective des Français. La preuve s'il en était besoin, c'est que je vis au Japon où je travaille, et quand j'ai demandé aux Français autour de moi : « De qui Claude Giraud est le nom ? » Les réponses ont fusé : «Sébastien !», «Morgan ! les Compagnons de Jéhu !», «Le gentil Mortimer ! Les rois maudits !»... etc.
Merci encore et si vous avez l'occasion et la grande chance de l'avoir au téléphone, transmettez-lui la vive sympathie d'un petit groupe de Français du Japon, Tokyo !

Palilia 25/06/2017 08:06

Je ne sais pas s'ils correspondent encore. Mon idée est "non". Mais comme je ne le lui ai pas demandé et qu'il est très très difficile en quelques minutes de conversation téléphonique de parler d'autre chose que de la vie qui passe et du quotidien, je ne pense plus du tout aux rôles. Sur l'INA il y a aussi mais en film Mathias Sandorf. Après, il faut aller sur les éditions Montparnasse et sur Koba films, ils ont aussi pas mal de choses. Le site où l'on trouve le plus de vidéos c'est encore price minister... ne pas oublier Le loup blanc où il campe un Hervé de Vaunoy très roublard.

Camille 25/06/2017 04:13

Merci Palilia pour votre réponse. Sur la question des rôles désirés, ça je peux le comprendre. Ceci dit, forte de vos conseils, et avant d'aller en repérage sur le site de l'INA, je suis aller sur YT, et j'y ai découvert «Doit-on le dire ?» Quelle pièce ! Quel jeu ! Ainsi, il pouvait jouer un Hippolyte parfait de justesse dans le ton et l'expression, et chanter, danser, et faire le parfait dadais dans Labiche ! Quel allant ! et quel couple avec Jacques Sereys !
Sur le site de l'INA, il y a Cinna et Le Tartuffe, notamment, où il joue Cléante aux côtés de l'incomparable Delphine Seyrig. Malheureusement, ils n'y a pas «Les Caprices de Marianne», de Jean-Laurent Cochet dans laquelle il est Octave, un rôle tout pour lui ! A la fin, quand il devait dire : « Je ne vous aime pas Marianne. C'est Coelio qui vous aimait.», avec ce ton et cette prononciation toute particulière qu'il avait parfois, toute la salle devait s'évanouir en pleurs. Dans son jeu, il y a une sensibilisation et désensibilisation brusque, comme la vie affective qui est pleine de ces modifications soudaines, brusques, et violentes. Un exemple visible reste son jeu dans le marquis Philippe de Plessis-Bellière, quand il lance à Angélique «gargotière», il a en quelques secondes modifié tout à coup sa sensibilité.
Enfin, pour en revenir à la Comédie-française, sa fiche, la 460e, est tout à fait élogieuse, avec une photo de lui le représentant dans un costume d'une pièce que je ne vois pas, mais je suis sûre que vous savez laquelle. Un costume remarquable qui produit sur moi une effet d'énergie surabondante et en même temps, déficiente, et le pouvoir souverain des émotions qui reste la grande affaire !
Jean-Laurent Cochet l'a souvent mis en scène et magnifiquement, leurs relations continuent-elles ?
Merci de m'avoir lu !

Nade 26/05/2017 21:44

Merci Palilia pour ce partage !