Publié par Palilia

Claude GIRAUD dans les FABLES DE LA FONTAINE virtuelles suite

Bonsoir à tous : on continue dans les fables avec Claude GIRAUD, notre hypothétique conteur à qui j’aurais bien fait réciter cela. Les photos  sont tirées de « tu étais si gentil quand tu étais petit »

 

Certaines fables de la Fontaine ne sont pas faciles à lire ou à comprendre et parfois ça ne rime pas pile poil, mais on s’aperçoit très vite qu’on n’en connaît qu’une infime partie.

 

Voici tout d’abord trois morales de fables, pour mémoire 

 

LA GRENOUILLE QUI VEUT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BOEUF

 

« Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages. Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs… tout petit Prince a des Ambassadeurs.. tout Marquis veut avoir des Pages ».

 

 

L’HIRONDELLE ET LES PETITS OISEAUX

 

« Nous n’écoutons d’instincts que ceux qui sont les nôtres et ne croyons le mal que quand il est venu ».

 

LE MEUNIER, SON FILS et L’ANE

 

« Je suis âne, il est vrai, j’en conviens, je l’avoue. Mais que dorénavant on me blâme, on me loue.

Qu’on dise quelque chose, ou qu’on ne dise rien…. J’EN VEUX FAIRE A MA TETE ! Il le fit, et fit bien .

 

Quant à vous, suivez Mars, ou l’Amour ou le Prince.. allez, venez, courez, demeurez en province.. prenez femme, Abbaye, Emploi, Gouvernement… les gens en parleront, n’en doutez nullement ».

 

 

VOICI MAINTENANT L’IMAGE QUE JE ME FERAI DE CLAUDE GIRAUD RECITANT CES DEUX COURTES POESIES :

Claude GIRAUD dans les FABLES DE LA FONTAINE virtuelles suite

LA POULE AUX OEUFS D'OR :

 

« L’avarice perd tout en voulant tout gagner. Je ne veux, pour le témoigner, que celui dont la poule, à ce que dit la fable, pondait tous les jours un œuf d’or...

 

Il crut que dans son corps elle avait un trésor. Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable à celle dont les œufs ne lui rapportaient rien… S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.

 

Belle leçon pour les gens chiches : pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus qui du soir au matin sont pauvres devenus pour vouloir trop tôt être riches ? »

 

LE MULET SE VANTANT DE SA GENEALOGIE

 

« Le mulet d’un prélat se piquait de noblesse et en parlait incessamment que de sa mère la jument, dont il contait mainte prouesse.

 

Elle avait fait ceci, puis avait été là. Son fils prétenait pour cela qu’on le dût mettre dans l’Histoire.

Il eût cru s’abaisser, servant un médecin.

 

Etant devenu vieux, on le mit au moulin : son père l’âne alors lui revint en mémoire.

 

Quand le malheur ne serait bon qu’à mettre un sot à la raison, toujours serait-ce à juste cause qu’on le dit bon à quelque chose ».

 

 

A MEDITER LONGUEMENT. Il était piquant LA FONTAINE et parfois les titres de ses fables ne sont pas piqués des hannetons, mais les trois quarts d’entre elles sont tellement adaptées à ce que l’on vit que l’on se dit qu’il était visionnaire.

 

Vous risquez de vous dire "mais pourquoi elle nous flanque des poésies de La Fontaine ?". C'est simplement parce que j'avais vu Claude GIRAUD au théâtre Hébertot dans un répertoire large de pièces différentes d'un jour sur l'autre avec la compagnie Jean-Laurent COCHET et la première était "le pays de Papouasie", tout plein de poésies car c'est un pays où l'on ne peut pas entrer si l'on n'est pas, si l'on n'est pas-pouètes. Voilà, j'avais pris un fou rire difficile à cacher car je pensais que c'était une pièce de théâtre et je cite cela de mémoire, mais la mémoire est comme celle qui  écrit, elle a vieilli...

 

 

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Commenter cet article

Nade 30/09/2017 17:04

Je corrige" donc".

Nade 28/09/2017 18:00

Punition collective dans notre classe nous avions dons tous appris la fable du héron !

Fanfanette 27/09/2017 20:08

L'hirondelle et les petits oiseaux : jamais entendu parler. Il va falloir que je me penche sur les fables de la Fontaine.

Palilia 28/09/2017 06:50

il y a plusieurs "livres" pour les fables et certaines ne sont pas commodes à lire, avec des titres longs comme un jour sans pain. Je ne les trouve pas toutes intéressantes mais c'est vrai que c'est étonnant car on a été cantonnés à une dizaine de poésies